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L'AVAITA VEDANTA

L’Advaita Vedanta est une école de pensée métaphysique et spirituelle de l’hindouisme qui enseigne la non-dualité entre l’âme individuelle et l’âme universelle.

 

L'advaita, une des six écoles de la philosophie hindoue orthodoxe, est considérée comme étant une branche de l'école dominante et la plus influente de toutes celles du vedanta. Advaita signifie "non-dualité" et fait aussi référence à "la fin des Védas".

 

La première personne à en consolider les principes de façon explicite était Adi Shankaracharya au VIIIè siècle, alors que le propagateur historique de l'advaita était Gaudapada [grand Guru de Shankara].

Au VIIIè siècle, Gaudapada rédigea le tout premier traité systématique disponible sur l'advaita intitulé Mandukya Karika ou Gaudapada Karika.

L’un des concepts centraux de l’Advaita Vedanta est l’Atman, qui est considéré comme l’essence de l’individu. L’Atman est considéré comme étant identique au Brahman, qui est l’essence de l’univers. Selon l’Advaita Vedanta, l’Atman et le Brahman ne sont pas deux entités distinctes, mais plutôt deux aspects d’une seule réalité.

 

Un autre concept clé de l’Advaita Vedanta est la Maya, qui est considérée comme la force illusoire qui nous fait percevoir le monde comme étant séparé et distinct de nous-mêmes. Selon cette philosophie, notre ignorance de la véritable nature de l’existence est la source de notre souffrance, et le but ultime de la vie est de réaliser notre unité avec le Brahman.

L'advaita vedanta déclare que seule existe la Réalité une et immuable [Brahman] et que les entités changeantes ne possèdent pas d'existence absolue tout comme les vagues ne peuvent pas exister en dehors de l'océan.

 

Les vagues s'élèvent dans l'océan, et il n'est pas de vagues sans océan. De la même manière, le monde éphémère émerge momentanément au sein de la Réalité et Lui doit son existence.

 

Le monde n'existe pas indépendamment de la Réalité, c'est pourquoi on dit qu'il est irréel. Tout comme un cygne vit sur l'eau mais ses plumes ne sont jamais souillées par l'eau, de même un advaitin vit dans le monde sans être touché par l'illusion du monde.

Qu’est-ce que la non-dualité?

   L'advaita vedanta déclare que seule existe la Réalité une et immuable [Brahman] et que les entités changeantes ne possèdent pas d'existence absolue tout comme les vagues ne peuvent pas exister en dehors de l'océan.

 

Les vagues s'élèvent dans l'océan, et il n'est pas de vagues sans océan. De la même manière, le monde éphémère émerge momentanément au sein de la Réalité et Lui doit son existence.

 

Le monde n'existe pas indépendamment de la Réalité, c'est pourquoi on dit qu'il est irréel. Tout comme un cygne vit sur l'eau mais ses plumes ne sont jamais souillées par l'eau, de même un advaitin vit dans le monde sans être touché par l'illusion du monde.

​L'enseignement principal de l'advaita est qu'il n'est pas de dualité ; qu'elle soit dans l'état de veille ou de rêve, la pensée se meut dans l'illusion. L'ignorance dissimule la vérité qu'il n'est pas de devenir et que l'individu n'existe pas, si ce n'est comme figuration temporaire de notre Soi véritable [Atman] ou "je" véritable.

 

Contrairement à l'expérience perceptible, le Soi n'est pas une expérience de l'individualité mais une pure conscience qui englobe tout et qui est au-delà de la connaissance. Il est éternellement présent et toujours expérimenté, cependant on n'est conscient de ce qu'Il est vraiment que lorsque les tendances restrictives du mental ont cessé.

 

Sa nature est non-duelle, un sans second, et n'est pas différente de la Réalité, le substrat absolu de tout ce qui existe. Le mot "advaita" fait essentiellement référence à l'identité du Soi et de la Réalité.

La nature de la réalisation du Soi est celle de l'expérience directe transcendant les perceptions et notions sans exception ; elle ne sera gagnée qu'une fois la croyance en la réalité du monde dissipée.

 

L'illusion de la dualité, qui se manifeste en tant que notions d'un ego, d'un mental, d'un corps et d'un monde objectivé en est entièrement absente.

 

Les fausses notions seules constituent l'illusion. La seule chose qui empêche la conscience du Soi est le sentiment d'être une personne individuelle. Si ce sentiment d'identité individuelle est transcendé, vous saurez que vous êtes le Soi et que votre nature véritable est être-conscience-félicité. L'être demeure en lui-même, la conscience se connaît elle-même et la félicité repose en elle-même. Seul le Soi est, et il se connaît lui-même par lui-même.

L'aspirant doit être pourvu d'un intense désir de libération. Ayant discerné ce qui est éternel et la source de bonheur, il doit demeurer non-attaché à tout ce qui est transitoire, tout ce qui est mutable, tout ce qui est simple phénomène temporaire, tout ce qui dépend des sens, tout ce qui dépend du mental et tout ce qui dépend du soi individuel pour être connu ou expérimenté.

 

L'aspirant doit aussi être pourvu du pouvoir de discernement et doit adopter l'investigation de la nature réelle du Soi. Il doit discerner le Réel de l'irréel de façon à réaliser que le Réel est à jamais, et que l'irréel n'est jamais apparu. Il lui faut considérer tout ce qui est transitoire, changeant, objectivé, composé de parties, sporadique ou dépendant comme étant irréel.

 

Il doit réaliser que cela qui est éternel, immuable, non-objectivé, indivisible et sans parties, continuel et non-dépendant est la Réalité impérissable. Tout comme une rivière cesse de couler après s'être déversée dans l'océan, la personne perd tout mouvement après s'être fondue dans le Soi.

 

Abandonnant autant les notions d'externe, qui donnent naissance à l'apparence du monde, que les notions d'interne, qui amènent les illusions de l'existence d'un mental et d'un individu, l'aspirant doit avoir une foi inébranlable dans la connaissance sacrée de l'advaita vedanta. La connaissance véritable signifie posséder un regard d'égalité pour tous et sur tout.

Ramana Maharshi enseigne que le Soi est pur être, une pure présence, ou pure conscience subjective de "je suis" entièrement dénuée des sentiments "je suis ceci" ou "je suis cela". Il n'y a ni sujets ni objets dans le Soi ; il n'y a que conscience d'être. C'est parce que cette pure présence, ou pure conscience, est consciente qu'on l'appelle aussi "conscience".

 

D'après Sri Ramana, l'expérience directe de cette conscience est un état de bonheur ininterrompu et c'est pourquoi on utilise le terme "félicité" pour la décrire.

 

Ces trois aspects:

    -être (sat)

   -conscience (chit)

   - félicité (ananda)

  Sat, Chit et Ananda sont vécus en tant qu'un tout unitaire et non pas en tant qu'attributs séparés du Soi.

 

Ils sont indissociables de la même manière que l'humidité, la transparence et la liquidité sont des propriétés indissociables de l'eau.

Sat, Chit, Ananda

​ Sat est ce qui ne change jamais, la vérité, l'être absolu. 

Chit* est la conscience. 

Ananda, c'est le bonheur. [Cette expression signifie] "Absolu Conscience Béatitude".

Un point d'intérêt remarquable pour nous : l'absolu est une expérience directe pour nous, l'absolu est une réalité vivante pour nous.

Maintenant, comment pourrait être vécu l'absolu ? Le mot "Chit", conscience, permet l'expérience de l'absolu. Si l'absolu n'étaient pas Chit, la conscience, il ne pourrait pas devenir une réalité vivante.

En étant absolu, s'il est une réalité vivante, il doit avoir une certaine magie en lui. Parce que sinon, l'absolu plat ne serait pas une réalité vivante, il ne serait pas une expérience. 

Alors, quand Sat est reflété dans sa plénitude, alors Sat est compris avec cet attribut de Chit, qui est la Conscience.

 

La conscience est en référence au Soi. La Conscience, c'est l'état d'être conscient. Alors la conscience ne fait qu'un avec Ce qui ne change jamais. Et en vertu de cet attribut, en vertu de l'attribut de la conscience, l'absolu sans attribut devient une réalité vivante.

Donc, avec ce mot “Sat Chit Ananda” s'ouvre à nous toute la philosophie de la vie. “Sat Chit Ananda” et “Je suis Cela”, “Tu es Cela”, et “tout ceci est Cela”, et “C'est Cela”. C'est l'histoire de “Sat Chit Ananda”.

vagues sombres



AVADHUTA  GITA

La Réalité est seule partout égale,
disent les sages.
C'est en renonçant aux passions
que la pensée cesse d'être une ou multiple.

Les textes sacrés nous disent de mille façons
que tout cet univers, du ciel jusqu'à la terre,
n'est que l'eau d'un mirage.
Si tu es identique à l'Un, égal en toute chose,
Pourquoi pleurer, Ô Pensée, toi qui partout es la même ?
Quand il n'y plus rien, plus rien à rechercher,
il n'est plus rien, plus rien, à désirer.
C'est immergé dans la perception de l'égalité des choses,
c'est concentré et purifié
que l'Avadhuta dit la Réalité ultime.

Le mobile et l'immuable sont irréels,
Le visible et l'invisible sont irréels.
si seule la Réalité est en soi,
Pourquoi pleurer, Ô Pensée, toi qui partout es la même ?

Ni espace dans la jarre,
ni jarre, ni corps ni âme,
Nulle répartition entre cause et effet,
Pourquoi pleurer, Ô Pensée, toi qui partout es la même ?

Père, mère, famille, race,
naissance, mort n'ont jamais pour moi d'existence.
Comment parler alors de passion et d'illusion ?
Ma nature est Béatitude, je suis libre.

Ils renoncent à toute méditation,
ils renoncent à toute action, bonne ou mauvaise,
Ils boivent, Ô mon amie, le nectar du renoncement,
ceux qui sont sages.
Ma nature est Béatitude, je suis libre.

Les Écritures disent toutes que la Réalité
est immatérielle, pure, immuable,
sans corps physique, partout égale.
Je suis cette Réalité, sache-le, sans nul doute.

Ce qui a une forme est irréel, sache-le,
seul le sans-forme est éternel.
c'est par la transmission de cette vérité
Qu'on ne reconnaît pas de renaissance.

 

TOUKARAM

Quelle main fait mouvoir mon corps,
qui me fait parler, sinon le Seigneur ?

Qui me fait voir, qui me fait entendre ? Narayana seul.
Ne manque pas à lui offrir ton adoration.

C'est Dieu qui crée en moi l'illusion d'être un moi
quand je dis : "Moi, j'agis."

Sa main fait frémir les feuilles des arbres ;
où mon moi pourrait-il trouver place ?

Vitho remplit tout l'univers, dit Toukâ ;
quel être vivant ou inanimé pourrait être
sans sa présence ?

Si tu veux faire une visite,
visite les saints :
ne pense à aucune autre occupation;
 
Ils cherchent un seul trésor, Dieu :
leurs lèvres ne murmurent aucun autre nom.

Si tu désires des compagnons,
choisis les saints :
ne pense à aucune autre amitié.

Si tu veux t'asseoir,
fais-le parmi les saints :
ne pense à aucun autre repos.

Si tu veux marcher,
va au village des saints :
ils te donneront la paix.

Les saints, dit Toukâ,
un océan de bonheur :
ils te donneront d'infinies richesses.

Je suis aveugle de nature
dans mon visage sans traits.
Le mouvement m'est immobile.
D'hommes, je n'en vois pas.
Je demeure en ce lieu
où "je" et "mien" sont tombés.
tout le visible m'est invisible.

Détaché du néant,
mon bonheur est un sommeil
sur le sommet de la montagne
où je reçus sans rien donner.

J'ai laissé choir le vase
des désirs bons et mauvais,
j'ai quitté la ronde hurlante
de mes trois puissances.
Alors, j'ai reçu assurance
de ne jamais plus mendier :
la vingt-cinquième heure est venue
qui combla tous mes souhaits.

Visage levé, je murmurais
sans fin ces mots "moi, lui",
qui réveillèrent le sans visage,
affolèrent d'amour le donneur.
Il m'offrit en charité
sa connaissance de Soi et son Être.
Me voici dans sa nature immergé,
seuls nos noms maintenant diffèrent.

Ces deux mots sont une source
de bénédictions multiples :
je les donnerai à mon tour
à qui viendra trouver.
Ces deux mots sont la route
qui toujours conduisit les saints
Ils sont sauvés, sauvés,
et tant d'autres par cette foi.

C'est le seul essentiel,
avoir foi totale.
La raison est un brigand
qui nous pille quand nous allons.
Dénoue les attaches du monde,
dévoue-toi à cette seule foi,
c'est le chemin que tracèrent
tous les saints de jadis.


RAMAYANA  DE  TULSIDAS

Désir, colère, cupidité, orgueil
composent l'armée redoutable de l'Égarement,
Mais parmi eux tous, le plus terrible ennemi,
c'est encore la Femme, cette incarnation de l'Illusion !

Ecoute, O Sage, ce qu'enseignent les Veda, les Puranas et les saints :
La Femme est comme le Printemps dans la forêt de l'Illusion,
Comme l'été brûlant, capable d'assécher les sources et les étangs de
la prière, des pieuses observances et des austérités !
Elle est la saison des Pluies qui revigore les grenouilles
de la concupiscence, de la colère, de l'orgueil et de la jalousie,
Elle est l'Automne qui fait s'épanouir en masse
les nénuphars des mauvaises pensées !
Elle est l'Hiver qui afflige et détruit
Tous les champs de lotus du Dharma,
Et la Femme est encore la Saison des frimas
Qui fait reverdir l'arbre Javasa de l'égoïsme !
La Femme est semblable à la nuit sombre et funeste
Favorable aux hiboux du péché,
Semblable à un hameçon mortel
Aux poissons de la conscience et de la force d'âme !

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